Le captif Abou Bassir réussit sa grève et trouve la liberté

26 أبريل/نيسان 2012 الساعة . 09:07 ص   بتوقيت القدس

Le captif palestinien reste enfermé derrière les barreaux de l’occupation sioniste pour une bonne partie de sa vie, sans pouvoir participer aux événements de sa famille. Il ne peut jeter un dernier regard sur ceux qui quittent ce bas monde. Il ne peut voir son petit enfant venir au monde et grandir. Toutes ces privations, entre beaucoup d’autres, le captif en soufre pour une seule raison : il aime sa patrie et refuse par conséquent l’occupation.

Doyen de la détention administrative

Puis il y a cette détention dite administrative, sans tête ni queue, sans charge ni jugement ; le Palestinien est enfermé pour plusieurs mois, une période renouvelable à l’infini. Ahmed Nabhan Siqir, dit Abou Bassir, a vu sa peine renouvelée à treize reprises pour un total de quarante et un mois, une période si longue qu’Abou Bassir a mérité l’appellation de « doyen des captifs administratifs ».

Abou Bassir n’a eu comme moyen, pour sortir de cette impasse, que de mener une grève de la faim ; il a enfin obtenu gain de cause et il a été libéré le 17 avril 2012, le jour du déclenchement d’une grève généralisée dans les prisons sionistes.

En fait, Abou Bassir a commencé sa grève de la faim un mois avant sa libération, en protestation contre son enfermement sous le régime de « détention administrative » depuis environ quatre ans, sans charge et sans jugement. Il a même menacé d’arrêter de boire de l’eau, si sa détention se prolongeait encore une fois. Il a heureusement gagné : les autorités de l’occupation se sont retrouvées obligées de le libérer, quelques jours même avant la fin de sa dernière peine.

Le manque à gagner !

Dès de sa sortie de prison, il est parti féliciter Khidr Adnan, captif libéré lors de la dernière transaction d’échange de prisonniers, pour sa libération. Puis il est parti voir sa première petite enfant, Liane, née le jour même de sa libération. Enfin, il est allé rendre visite à son père malade depuis plusieurs mois.

Abou Bassir a parlé au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information de toutes les souffrances de tous les captifs palestiniens en général et de ceux de la « détention administrative ». Ce sont ces souffrances qui ont poussé les captifs à entamer leur grève ouverte de la faim.

Il a ajouté qu’il avait commencé sa grève le 15 mars 2012, afin d’obtenir sa liberté. Il l’a arrêtée le 14 avril, après avoir reçu des confirmations de sa prochaine libération.

La joie de toute une famille

A l’arrivée chez lui, ses seize enfants et ses quatre femmes se sont réunis autour de lui. Une atmosphère de joie a régné dans la maison, et même dans tout le quartier, après des années de privation. Les gens sont venus de partout pour présenter leurs félicitations, pour montrer leur joie, pour exprimer leur satisfaction de la réussite de l’action d’Abou Bassir.

Abou Bassir a vu sa joie doubler en apprenant l’arrivée au monde de sa petite fille Liane.

Enfin, Abou Bassir appelle tous les médias et toutes les institutions juridiques à s’intéresser au sujet des captifs, surtout ceux en grève, pour les soutenir dans leur action, leur cause juste.