Les habitants de Cisjordanie mettent tous les efforts pour soutenir les captifs en grève

17 أبريل/نيسان 2012 الساعة . 08:23 ص   بتوقيت القدس

 

La rue de la Cisjordanie parle de plusieurs sujets, en particulier la grève de la faim que les captifs palestiniens enfermés dans les prisons de l’occupation sioniste entameront demain mardi 17 avril 2012. Les habitants de la Cisjordanie cherchent les meilleurs moyens pour soutenir les captifs dans leur action, dans leur grève de la faim.

En fait, la grève a été généralisée depuis qu’Abdallah Al-Barghouthi, condamné à 5200 ans d’emprisonnement, la peine la plus longue de l’histoire, a décidé d’entamer la grève pour mettre fin à son isolement et à celui de ses semblables et pour arrêter toutes les violations que subissent les captifs dans les prisons de l’occupation sioniste.

Soutenir les captifs

Saja Hammouda, étudiante à l’université d’Al-Najah, a salué l’appel de l’actuel président tunisien Moncef Marzouki à organiser une conférence internationale dans son pays, une conférence destinée à soutenir les captifs palestinien, en parallèle de différentes actions destinées à protéger les captifs de la sauvagerie du bourreau de l’occupation sioniste.  

Elle croit que soutenir les captifs est un devoir : « Tous les arabes et tous les musulmans doivent soutenir les captifs. Nous, en Cisjordanie, nous devons être les premiers à venir en aide aux captifs avec force et non seulement avec des actions qui ne sortent pas de la routine sit-in et appels, comme c’est l’habitude ».

Saleh Al-Arouri est le responsable du dossier des captifs du mouvement islamique Hamas. Il appelle à mettre tous les efforts pour soutenir les captifs dans leur grève ; il ne faut épargner aucun effort pour soutenir les captifs dans leur grève. Il ne faut rien épargner pour les sauver et les libérer.

Le Palestinien Bachir Khaled, de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, approuve l’appel d’Al-Arouri : « Il faut tout faire pour obliger l’occupation à stopper ses violations à l’encontre des captifs, à les libérer à l’instar de la dernière transaction d’échange de prisonniers ».

Un devoir national et religieux

Beaucoup d’habitants de la Cisjordanie cherchent les moyens de soutien aux captifs dans leur grève de la faim entamée par le captif Abdallah Al-Barghouthi, jeudi dernier. « Soutenir les captifs en grève de la faim est un devoir national, religieux et éthique, dit l’habitant de Ramallah en Cisjordanie Nossi Hossin. Il faut pratiquer plus de sit-ins et d’appels ; il faut sortir pour manifester notre colère, il faut s’engager dans des affrontements directs avec les occupants sionistes ».

L’étudiante Taghrid Nasser, de Ramallah aussi, est sur la même longueur d’onde que Nasri : « Les sit-in et manifestations sont importants, mais il faut agir beaucoup plus pour soutenir les captifs. Par exemple, donner l’assaut aux barrages militaires et fermer les routes pour les colons qui continuent leurs tapages et leurs agressions ».

Pour sa part, la famille du chef captif Abbas As-Saïd, de Tulkarem, a salué tous les efforts donnés pour soutenir les captifs qui endurent les agressions des bourreaux de l’occupation sioniste.