L’eau potable devient rare faute de manque du carburant

29 مارس/آذار 2012 الساعة . 11:27 ص   بتوقيت القدس

 

Malgré la pénurie de carburant, les véhicules n’ont pas arrêté d’apporter de l’eau potable aux habitants de la rue d’Al-Magribi du quartier d’As-Sabra, au sud-ouest de la ville de Gaza. En fait, cette rue n’a reçu que trop d’eau depuis trois semaines.

Cette nouvelle  crise de l’eau n’est pas nouvelle  dans cette zone. Elle obtient l’eau d’un puits qui se trouve à une vingtaine de kilomètres au loin. Depuis le début du mois de mars, l’eau n’a pu y arriver à cause de la crise de carburant et d’électricité. Durant ces semaines, la mairie de Gaza n’a pu pomper que quelques heures, pour répondre aux besoins de la population.

Le  citoyen  Ghassan Mustapha dit qu'il  fait des contactes pour  le fonctionnaire du puits, quand leur tour arrive ; mais il s’excuse qu’il ne peut pomper l’eau, faute d’électricité ou de carburant nécessaire pour faire fonctionner le puits. Pourquoi ne fournit-on pas de carburant à un puits si important dont dépendent des milliers de gens, se demande Mustapha.

Puis parfois, quand l’électricité arrive, le fonctionnaire prétexte qu’il est en train de fournir de l’eau à un autre quartier, parce que ce n’est pas notre tour ! Et quand notre tour arrive, c’est l’électricité qui n’arrive pas, et ainsi de suite ; le quartier vit dans un cycle infernal.

Pour sa part, Saïd Hamed dit que les habitants avaient tenté de trouver une solution ; un bienfaiteur a consacré soixante-dix mille dollars pour un nouveau puits, mais il n’a pas pu fonctionner, faute d’électricité. Les habitants, ne trouvant pas l’eau à boire, ont recours à de l’eau de pluie.

Mme Ameera souligne que le problème ne concerne pas seulement l’eau potable, mais qu’il touche aussi l’eau pour toute autre utilisation : vaisselles et douche par exemple. C’est une situation difficile, jamais vue.

De son côté, l’ingénieur Ramsi Ahel, directeur du bureau de l’eau de la mairie de Gaza, confirme qu’ils trouvent de grandes difficultés à fournir de l’eau à la rue Al-Magribi et au quartier d’As-Sabra, étant des zones très élevées. La crise de l’électricité et de la rareté de la pluie en sont les causes principales.

Le problème, c’est que pendant le pompage, l’électricité s’arrête souvent, causant beaucoup de problèmes techniques ; il faut reprendre le pompage dès le début selon lui .

« Donnez-moi huit heures d’électricité de façon bien réglée, je vous donnerai de l’eau de la même façon. Mais cela est une affaire très difficile. Malgré tout, nous essayons de fournir de l’eau à chaque maison de la bande de Gaza », dit l’ingénieur.